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⚙ Dommages aux biens — outil de production

Assurance bris de machines :
quand votre outil de production s'arrête

La multirisque professionnelle couvre l'incendie, le dégât des eaux, le vol. Elle ne couvre pas la casse interne : erreur de conduite, court-circuit, défaut de lubrification, corps étranger, survitesse. C'est un contrat distinct, et c'est souvent celui qui manque au moment où il faudrait.

✓ Formule au parc ou en inventaire✓ Perte d'exploitation machines✓ Frais supplémentaires✓ Ancien souscripteur risques techniques

La frontière avec la multirisque

Ce que votre multirisque professionnelle ne paiera pas

La MRP répond à un événement extérieur qui atteint le bien. Le bris de machines répond à un dommage né de l'intérieur, du fonctionnement même de la machine. Les deux contrats sont complémentaires, pas concurrents.

Dommages à la machine

Casse mécanique ou électrique d'origine interne, erreur de manipulation, défaut de lubrification, corps étranger, court-circuit, survitesse. Indemnisation en valeur de remplacement à neuf lorsque le capital a été correctement déclaré.

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Frais supplémentaires

Location d'un matériel de remplacement, heures de main-d'œuvre additionnelles, surcoût de sous-traitance : les dépenses engagées pour continuer à produire pendant la réparation, sur une période d'un an après le sinistre.

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Perte d'exploitation machines

Indemnisation de la marge brute que l'arrêt vous fait perdre. C'est la garantie la plus mal dimensionnée du marché, faute d'avoir posé les bonnes questions au moment de la souscription.

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Formules : au parc ou en inventaire
24 mois
Antériorité de sinistralité demandée
5 jours
Franchise de base en perte d'exploitation
0 €
Coût de l'étude

Étude de risque

Les quatre chiffres que votre assureur va vous demander

Un questionnaire bris de machines tient en trois pages. L'essentiel se joue sur quatre nombres, et l'expérience montre que presque personne ne sait donner le troisième.

1. La valeur à neuf du parc

Il ne s'agit ni de la valeur comptable, ni de la valeur d'achat, ni de la valeur vénale : c'est la somme des valeurs de remplacement à neuf de chaque machine, aujourd'hui. Une presse achetée 80 000 € en 2016 et facturée 130 000 € neuve aujourd'hui doit être déclarée à 130 000 €. Sous-déclarer, c'est s'exposer à la règle proportionnelle de capitaux : si vous êtes assuré pour la moitié de la valeur réelle, vous serez indemnisé de la moitié du sinistre, même partiel.

2. La marge brute annuelle

Au sens de l'assurance perte d'exploitation, la marge brute est la différence entre les produits liés à l'activité et les charges dites variables — celles qui disparaissent avec le chiffre d'affaires en cas de sinistre : matières premières, matières consommables, emballages, marchandises, sous-traitance, transports. Ce n'est pas la marge brute comptable. En pratique, le compte de résultat avec le détail des comptes 61 et 62 permet de la reconstituer.

3. Le pourcentage de contrôle

C'est le chiffre décisif, et celui que presque aucun dirigeant ne sait donner. Il exprime la part de votre chiffre d'affaires qui s'effondrerait si les machines assurées s'arrêtaient totalement. Une imprimerie dont toute la production passe par deux presses est à 90 ou 100 %. Un atelier de mécanique où la machine assurée ne représente qu'une ligne parmi six est peut-être à 20 %. Ce pourcentage multiplie la marge brute pour donner le capital à garantir : se tromper dessus, c'est se tromper sur toute la garantie.

4. La période d'indemnisation

Combien de temps durerait l'arrêt en cas de sinistre grave ? La réponse n'est pas le délai de réparation : c'est le délai de retour au niveau d'activité antérieur, délai d'approvisionnement de la machine compris. Sur un équipement spécifique importé, douze mois sont souvent insuffisants. Sur une machine standard disponible en stock, six peuvent suffire. C'est une question de délai fournisseur, pas d'optimisme.

Au parc ou en inventaire ? La formule au parc retient un capital global : elle convient à un ensemble homogène de machines de valeurs comparables, et elle évite d'avoir à tenir un inventaire à jour. La formule en inventaire liste chaque machine avec sa date de mise en service et sa valeur, et permet d'exclure machine par machine la garantie incendie, vol, bris interne ou transport. Elle est plus fine, plus économique sur un parc hétérogène, mais elle suppose de déclarer les entrées et sorties.

Vos questions

Bris de machines : les questions qu'on nous pose

Ma multirisque professionnelle ne suffit-elle vraiment pas ?
Non, et c'est une confusion très répandue. La multirisque répond à un événement extérieur atteignant le bien : incendie, dégât des eaux, tempête, vol. Le bris de machines répond à un dommage né du fonctionnement de la machine elle-même : casse mécanique, court-circuit interne, erreur de conduite, corps étranger. Une presse qui casse un arbre en pleine production n'est couverte par aucune MRP du marché.
Qu'est-ce exactement que le pourcentage de contrôle ?
C'est le pourcentage de baisse de votre chiffre d'affaires qu'entraînerait l'arrêt total des seules machines assurées. Si toute votre production dépend d'une ligne unique, ce pourcentage est proche de 100 %. Si les machines assurées ne portent qu'un tiers de votre activité, il est de 33 %. Ce chiffre multiplie la marge brute pour déterminer le capital à garantir en perte d'exploitation — c'est donc lui qui dimensionne toute la garantie.
Faut-il assurer les machines en valeur à neuf ou en valeur comptable ?
En valeur de remplacement à neuf, c'est-à-dire ce que coûterait aujourd'hui l'achat d'une machine équivalente sortie d'usine. La valeur nette comptable, qui intègre les amortissements, est presque toujours très inférieure et vous expose à la règle proportionnelle de capitaux : l'indemnité est alors réduite dans la proportion du capital déclaré par rapport à la valeur réelle, y compris sur un sinistre partiel.
Mon contrat de maintenance ne me couvre-t-il pas déjà ?
Un contrat de maintenance couvre l'entretien et parfois la panne, dans les limites prévues par le constructeur, et il exclut généralement la faute d'exploitation. Il ne couvre jamais la perte d'exploitation ni les frais supplémentaires engagés pour continuer à produire. Ce sont deux logiques différentes : l'une entretient la machine, l'autre protège votre compte de résultat.

Faire chiffrer votre parc

Famille de machines, valeur à neuf, marge brute : le questionnaire cadre l'essentiel. Nous vous aidons à établir le pourcentage de contrôle si vous ne l'avez jamais calculé.